Collège au cinéma 4e #1

Le lundi 9 décembre 2019 les élèves de quatrième ont traversé la ville de Redon pour voir le premier film du dispositif Collège au cinéma ! :

La Traversée de Paris de Claude Autant-Lara (1956)

affiche 1

Le lien vers la bande annonce :

https://www.youtube.com/watch?v=XynTJR_Amoc

Une des scènes cultes !

https://www.youtube.com/watch?v=skudllAnHik

Le résumé

Paris en 1942 . Martin, ancien chauffeur de taxi en chômage, est devenu un homme à tout faire du marché noir à qui l’on confie le soin de transporter quatre valises contenant un cochon découpé, à l’autre bout de Paris. Son acolyte habituel, s’étant fait arrêter, Martin propose à un inconnu, Grandgil, de l’accompagner suite à un malentendu car il craint que celui-ci n’ait donné rendez-vous à sa femme. Le récit est structuré autour de la rencontre de ces deux personnages que tout oppose. En effet, l’homme se révèle très vite odieux, faisant chanter l’épicier, et proposant à l’« honnête » Martin de s’approprier la précieuse marchandise pour la revendre à leur compte. Après avoir provoqué une bagarre dans un café et avoir assommé un agent, Grandgil entraîne Martin chez lui et révèle sa véritable identité. Peintre connu, il s’est offert le luxe de jouer pour un soir le rôle d’un trafiquant. Ecoeuré, Martin continue pourtant son voyage avec cet étrange compagnon, mais tous deux sont arrêtés par une patrouille allemande. Grangil sera relâché, grâce à ses relations, tandis que Martin sera déporté. A la Libération, les deux hommes se retrouvent par hasard, Grangil toujours fortuné et Martin, vieilli et affaibli, porteur à la gare de Lyon. Et le film se termine sur cette réplique amère : « Alors Martin, toujours dans les valises » « Toujours. les valises des autres ».

Adapté d’une nouvelle de Marcel Aymé parue dans le recueil « Le vin de Paris », La traversée de Paris marque l’apogée du cinéma de « qualité française », à quelques mois de l’apparition de la Nouvelle Vague. Aidé de ses fidèles scénaristes Aurenche et Bost, Claude Autant-Lara propose un portrait, inédit à l’époque, de la vie quotidienne sous l’Occupation, avec sa débrouillardise, ses mesquineries et compromissions.

« Salauds de pauvres ! » : la réplique d’Aurenche et de Bost est restée célèbre. Tout comme la colère homérique de Gabin contre tous les Français lâches, profitant de l’Occupation pour s’enrichir.

Alors ? « La Traversée de Paris », c’était bIen ?

Voici quelques extraits des réactions et critiques des élèves après le visionnage :

– J’ai bien aimé le film car il y avait des personnages assez drôles mais je n’ai pas aimé le passage où l’homme tue le cochon. J’ai bien aimé Grandgil car il était marrant, mais je n’ai pas aimé Martin car il était méchant avec sa femme et avec ceux qu’il pensait plus faibles, mais il faisait la victime avec les allemands et les policiers. TITOUAN 4E

– Je n’ai pas du tout aimé la scène où il tuait le cochon, c’était dégoûtant ! Je n’ai pas non plus aimé la scène où ils faisaient du mal aux chiens. LOUISE 4E

– J’ai apprécié le film car il était intéressant. Je suis bien rentré dans l’histoire. Le fait qu’il soit en noir et blanc n’était pas super sauf à certains moments comme quand il tue le cochon et qu’il y a du sang par terre. Comme c’était en noir et blanc, c’était beaucoup moins choquant. Je n’ai pas aimé la maltraitance envers les animaux. Mais je n’ai pas tout à fait compris l’histoire du marché noir.

C’était assez drôle quand Grandgil réclamait beaucoup d’argent et quand il hurlait sur la femme et le mari qui tenaient une sorte de bar. Par contre, je n’ai pas aimé la jalousie de Martin envers Grandgil pour une histoire de savon ! Il y a aussi des injustices dans le film : comme Grandgil était connu, il n’a pas été enlevé par les gardes, il a été jugé par sa notoriété. SHEKINA 4E

– J’ai aimé quand Grandgil criait « Jambier », c’était trop drôle ! Et aussi quand les chiens poursuivaient les deux hommes ! Par contre, c’était stressant quand dans la rue il y a eu une armée qui balayait avec la lampe les façades des murs et à un moment de temps, la lumière s’est stoppée sur la porte derrière laquelle ils étaient cachés. COLLEEN 4E

– Je trouve que Grandgil a été méchant, mesquin pendant la scène où il est dans le bar avec Martin et qu’il insulte les pauvres et les gérants du bar. AXEL C. 4E

– Je n’ai pas trop aimé car le film était en noir et blanc et il n’y avait pas beaucoup d’action. Mais sinon le film était drôle ainsi que certains personnages. Grandgil n’a peur de rien, il est super intelligent alors que Martin fait un peu « bé-bête ». COLINE 4E

– J’ai bien aimé ce film car l’époque et le contexte dans lesquels l’histoire se déroule me plaît beaucoup. J’ai bien aimé qu’il soit en noir et blanc. Le personnage de Grandgil m’a plu car la façon dont il se met en colère m’a fait rire. J’ai bien aimé « la vulgarité » de Jambier. LUCIEN 4B

– C’est un bon film, l’histoire est originale et il y a de nombreux moments d’émotion. Les personnages étaient bien choisis : drôles, sympathiques et malins. Les scènes étaient bien tournées. MARVIN 4B

– Mon avis sur le film est assez mitigé car il y a eu des scènes drôles et d’autres beaucoup moins. Les scènes avec le porc m’ont assez déçue car je trouvais ça un peu dérangeant de le voir se faire abattre. Sinon il y a eu des moments vraiment drôles comme quand Grandgil critique les patrons du bistrot. EMMA 4B

– Il y avait quelques scènes choquantes notamment celle où la truie se fait torturer. J’ai aimé le film et sa thématique. Au début, j’ai pensé qu’avec son sens de l’observation et de déduction Grandgil était policier et comptait dénoncer Martin à la police. CAMILLE 4B

Après un travail d’analyse de plusieurs affiches françaises et étrangères, les 4B ont voté pour celle-ci à l’unanimité !

affiche 2

Les 4E l’ont également sélectionnée, mais à égalité avec les deux suivantes :