Sensibilisation à l’homophobie

Le mardi 19 mars 2019, s’est déroulée une journée de sensibilisation à l’homophobie au collège Bellevue. C’est dans le cadre d’un large projet autour de la lutte contre les discriminations, fil rouge de l’année pour les 3e, que deux bénévoles de l’association SOS Homophobie, Emeric Migaise et Franck Hervé, sont intervenus auprès de ces derniers.

« L’objectif premier est de déconstruire les clichés autour des personnes LGBT, et de faire comprendre que ce sont des personnes exactement comme les autres » selon Franck Hervé, qui a déjà participé à des échanges avec 1500 élèves d’Ille-et-Vilaine depuis septembre. Les discussions sont très libres, et les élèves sont invités à parler sans tabou de ce qu’ils savent de l’homosexualité. Après quelques instants de timidité, les premières remarques fusent : les lesbiennes seraient des garçons manqués, les gays sont efféminés. Les élèves pensant majoritairement que Franck est hétéro : « Et non, j’ai toujours aimé les hommes ». Surprise dans les rangs.

Suivent quelques éléments sur l’état de la législation française, la reconnaissance du mariage pour tous et les sanctions prévues en cas d’actes ou d’injures homophobes. Emeric rappelle que la lutte contre l’homophobie est aussi importante que la lutte contre d’autres discriminations existant encore, comme le racisme et le sexisme.

Mais ce qui a le plus marqué les 3e, ce sont les témoignages des deux bénévoles. Lorsque Franck évoque le violent rejet qu’il a d’abord subi lors de son coming-out de la part de sa propre mère, beaucoup sont choqués : « ça se fait pas ! ». Les élèves souhaitent savoir si ça va mieux depuis. Et sont soulagés lorsqu’ils apprennent que Franck et son compagnon sont à présent pleinement acceptés par leurs proches.

Lorsque la fin de la séance arrive, nombreux sont ceux qui restent discuter avec les intervenants. « La plupart de nos interventions se passent très bien. On n’a jamais la même relation selon les classes ou les niveaux, et c’est ce qui rend ce genre d’interventions à la fois utiles et intéressantes », rapporte Emeric, qui a milité dans différentes régions de France.

C’est l’aspect « concret », « réel » et « libre » qui a marqué nos élèves. « On en sait plus sur la vie des LGBT » témoigne un garçon. « A faire dans tous les collèges et lycées de France » écrit un autre. D’autres, comme Yaël, ont vraiment apprécié de pouvoir échanger librement. La plupart reconnaît, comme Prune, que « c’est bien de faire venir des associations comme celle-là au collège ». « Leurs histoires personnelles sont intéressantes et très touchantes ». « Ça a pu changer ce qu’il y avait dans la tête de certains » raconte Nina. Et c’était bien là l’objectif !

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